Les enfants de Kinshasa...Suite
Les informations suivantes viennent de différents articles sur internet.

De 1998 à 2003, la République Démocratique du Congo a été dévastée par une guerre qui a fait presque 4 millions de morts. C'est le conflit le plus meurtrier au monde depuis la seconde guerre mondiale. Outre les pertes en vies humaines, ces conflits ont déstructuré le tissu économique et social. Les violences ont généré de nombreux traumatismes. L'impact de ces conflits a laissé de graves séquelles dans ce pays.

Avec l'arrivée des sectes religieuses et l'exode causés par la guerre, le phénomène de sorcellerie s'est largement répandu. une armée de milliers d'enfants vivant dans les rues se bat quotidiennement pour survivre.

Bien que leur nombre exact demeure inconnu, on estime que 30.000 enfants vivent dans les rues de Kinshasa dont 60% accusés de sorcellerie. 31 % d'enfants âgés de 6 à 14 ans n'ont jamais fréquenté l'école , 1 enfant sur 5 meurt avant l'âge de 5 ans. Les garçons et les filles accusés de sorcellerie sont souvent victimes de sévices corporels et affectifs. Certains enfants faisant l'objet d'accusations ont été chassés de chez eux; d'autres se sont enfuis lorsque les violences qu'ils subissaient étaient devenues insupportables. Les enfants infectés par le virus VIH/SIDA sont particulièrement vulnérable.
Une fois dans la rue, les enfants "sorciers" s'organisent dans un système hiérarchique allant d'un groupe à un autre. Ils vivent notamment la nuit. Ils sont les victimes privilégiées de la drogue, de la délinquance, de la prostitution et du SIDA. Pour survivre, les filles, quelques fois à peine âgées de 5 ans, sont souvent prostituées par les plus âgés du groupe.

La vie de ces enfants de la rue est très dure, caractérisée par un manque total d'hygiène et une grande violence. Les enfants se nourrissent du fruit de leur ramassage, sillonnant le marché au petit matin ou le soir, après le départ des vendeurs. Ceux qui en ont les capacités effectuent de petits travaux, les plus jeunes se livrent à la mendicité.
La violence est omniprésente dans leurs relations et, paradoxalement, les plus jeunes sont à la fois menacés et protégés par leurs aînés : Les plus faibles sont battus et dépouillés par les plus forts qui les tiennent sous leur coupe, les obligeant à voler en échange de leur protection.

Premières victimes du désastre économique et social que subit actuellement leur pays, les enfants n'ont pas choisi de vivre dans la rue.